Notre Babette nous fait la suite du poème

"Si j'étais un homme, je serais...."

 

baise main

 

Un matin, revenant flâner sur le sentier,

Je vis le jeune homme, son chien à ses côtés,

Il pleuvait une douce et fine bruine, je me souviens,

Un timide rayon de soleil matinal traversait ce crachin.

 

La brise soulevait sa brune crinière,

Offrant un visage d’une élégance princière,

Quelques perles de pluie luisaient sur son front,

Tandis que ses yeux brillants scrutaient l’horizon.

 

Dans cette allure divine,

Quelle belle prestance masculine !

Vêtu d’un pantalon de flanelle couleur pâle,

Sa chemise blanche en rehaussait son doux hâle.

 

Mes escarpins s’enfoncèrent dans le sol,

Et à ce moment j'en perdis la boussole,

Pourtant en frivole, je ne voulus point passer,

Mais tant pis pour le protocole, j’osai l’interpeller.

 

Je m’entendis dire en l’abordant,

Ces quelques mots banals et innocents,

« Bonjour, Monsieur » clamai-je en petite sibylle.

«Bonjour, Mademoiselle» répondit-il d’un air juvénile.

 

Le cœur bouleversé, le corps frissonnant,

Je rassemblai mon courage et dis dans un élan,

« Voulez-vous m’accompagner au village d’à côté »

Tendrement il prit ma main, y déposa un délicat baiser.

 

Tel un chevalier servant, il saisit mon bras,

Pour m’accompagner vers les maisons en contrebas,

Tous mes sens en émois s’enivrèrent de son parfum viril,

Et dans ce léger nuage d’insouciance commença notre idylle.

 

 

EPILOGUE

Quand le réveil se mit à sonner au petit matin,

Le rêve prit fin, le passé n’était plus au chagrin,

En résumé, Cartland, l'écrivain de mon enfance,

Protège encore mon sommeil de ses douces romances.