yorshire

 

Je me souviens de ton arrivée,

Petite chienne totalement délaissée,

Ton pelage rasé et tes grandes oreilles

Te donnaient une allure sans pareille.

Effarouchée, comme un petit  lapin,

Tu avais besoin d’un énorme câlin.

 

Je ne voulais pas d’adopter,

 Mais par pitié je t’ai gardée.

Ton mal-être était surprenant,

Tout en toi apparaissait souffrant,

Et tes larmes m’avaient émue,

Tu avais mis mon âme à nue.

 

N’ignorant plus les vertes prairies,

Les allées fleuries, les sentiers jolis,

Nos ballades furent endiablées.

 Pauvre animal des murs cloisonnés,

Sautillant à mes côtés des heures,

Je t’aimais, adorable petit cœur.

 

Les saisons t’avaient émerveillée,

Tout en t’apaisant, tu avais apprécié,

 Les parcs aux chemins verdoyants,

Et les brumes matinales du printemps.

L' été, tu gambadais avec les papillons,

En attrapant les abeilles en rébellion.

 

A l’automne, les feuilles collées à tes pattes,

En gestes comiques tu les ôtais en toute hâte,

Et l’hiver, les flocons de neige s’amusaient,

A blanchir ta brune truffe souillée.

Ton élégante frimousse canine,

Flattait mon esprit de gamine.

 

Pendant tout ce temps à deux,

Gentil bout de poils soyeux,

La tête penchée sur mon épaule,

Tu te révélais en premier rôle,

 Calmant mes angoisses sans violence,

En écoutant mes larmoyants silences.

 

Les années se sont écoulées,

Sans pouvoir les arrêter.

Tu as vieillie, tu es partie,

Ma seule amie, sans un cri.

Non jamais,  je ne t’oublierai,

Ma Star fidèle, tu étais.