chute à vélo fille

 

A la ferme, les vaches meuglaient chacune leur tour,

Et les poules caquetaient entre elles dans la basse-cour.

Les doux lapins grignotaient dans leurs petits clapiers,

Et les majestueux chevaux galopaient près des peupliers.

 

Nos aïeuls nous accueillaient en région champenoise,

Où était construite leur humble demeure villageoise.

En famille, nous arrivions chez eux de bon matin,

Et allions chercher près d’eux un bien-être certain.

 

En turbulente fratrie, nous chevauchions nos bicyclettes,

Et roulions vers le village d’à côté en chantant à tue-tête,

Sur cette route bordée par la forêt et les champs de blé,

Rarement fréquentée par des véhicules motorisés.

 

Montant la côte en danseuse, nous pédalions à vive allure.

Après tous ces efforts, nous respirions l’air frais et pur,

Pied à terre, sourire aux lèvres, tenant nos vélos en main,

Nous nous dirigions vers la boulangerie pour l’achat du pain.

 

Les emplettes terminées, nous repartions en sens inverse,

En se dépêchant afin d’éviter d’éventuelles averses.

Notre groupe cheminait en allure rapide et sûre

Et j'étais en tête de ce peloton, endimanchée et nature.

 

Mais un automobiliste me dépassa en klaxonnant,

Ce qui  me fit sursauter et rater le virage environnant,

Je ne pus freiner et m’étala dans un champ d’orties,

Les rires fusèrent quelques instants, j’étais en vie.

  

Epilogue

Rien ne sert de courir, il faut partir à point disait Jean de la Fontaine dans le lièvre et la tortue, donc la morale de l’histoire rien ne sert de pédaler trop vite et maintenant quand je fais du vélo je reste derrière les autres.